Coopération et vérité

Un petit billet pour vous annoncer la sortie en ce jour de la nouvelle « Coopération et vérité » chez Atramenta.

Couverture Atramenta de Coopération et vérite

Cette nouvelle s’inscrit dans l’univers des « Mémoires d’un Veilleur ». Elle présente deux des personnages principaux de la première période du cycle, Jack Cooper et Alexandre Bridger. Vous y découvrirez aussi Baptiste, Charlie et Catherine, ainsi que l’équipe qui travaille à la base Cooper (Consulter la fiche du livre.).

Résumé :

Un jeune profileur se voit confier une affaire pour le moins étrange. Un double meurtre improbable l’emmènera de Bruxelles à Londres où un mystérieux inconnu attisera sa curiosité avant de lui révéler la vérité sur les peuples qui vivent sur la Terre. Alex acceptera-t-il cette vérité ? Parviendront-ils à résoudre ce double meurtre ?

Un petit extrait :

Je m’appelle Alexandre Bridger, j’avais 22 ans lorsque la vérité me fut révélée et où je découvris un monde bien différent de celui que je connaissais jusqu’à lors. À cette époque, j’étais un jeune profileur, fraîchement sorti de l’école depuis un an. Les relations de mon père qui travaillait pour les Nations Unies m’avaient permis d’accéder aux études que je souhaitais mener aux États-Unis. Dès l’obtention de mon diplôme, j’entrai sans difficulté au BEI (Bureau Européen d’Investigation, sorte de police européenne, fondée sur le modèle du FBI dans les années soixante). Le jour où ma vie a basculé, je me rendais au bureau, comme tous les matins. Voici mon histoire et la rencontre avec le Veilleur Jack Cooper qui a bouleversé ma vie.

Ce jour-là, mon patron m’avait hélé dès mon arrivée. J’étais entré dans son bureau et avait découvert un inspecteur de la brigade criminelle qui sollicitait notre aide.

— Bridger ! Voici une affaire à votre mesure, m’avait-il annoncé en me tendant un dossier. Je n’ai pas plus de temps à perdre que ces messieurs.

Le policier m’avait ensuite brièvement expliqué qu’ils avaient trouvé un corps dans un appartement fermé de l’intérieur, au cinquième étage d’un immeuble de standing, la veille au soir. Mon enthousiaste à l’idée de pouvoir m’occuper d’une telle affaire n’avait pas échappé à mon supérieur qui m’avait rapidement fait revenir à la réalité.

— Amusez-vous avec ça ! Trois jours, pas une minute de plus, Bridger ! Voici le dossier complet…

Trois jours, comment voulait-il que je puisse résoudre une telle affaire en trois jours ? Je n’avais pas de temps à perdre et j’étudiai d’abord le maigre dossier avant de me rendre sur la scène de crime. La victime s’appelait Marcel Achter, âgée d’une quarantaine d’années, il était mort de peur entre quinze heures trente et seize heures. Il était employé dans une agence immobilière spécialisée dans les ventes et achats de maisons situées dans les campagnes et dont le slogan était : « Votre maison est invendable, nous trouverons preneur ». J’avais trouvé cela assez étrange et je me demandais comment une agence espérait effectuer des ventes avec une telle accroche. Le rapport de la police locale n’indiquait rien de plus. Je ne pouvais pourtant empêcher un sourire de s’esquisser sur mes lèvres en le lisant. Un cadavre dans un appartement totalement clos, un nouveau défi à relever… J’espérais seulement que l’affaire ne finirait pas classée sans suite ou sous le sceau du secret des Nations Unies… Ce meurtre était la quatrième affaire étrange que l’on me confiait depuis mon arrivée. Les trois premières m’avaient été retirées sans plus d’explications alors que j’avais élaboré les profils des assassins. À chaque fois, un agent de Nations Unies m’avait convoqué pour me remercier d’avoir aiguillé leurs recherches. À chaque fois, cet agent me précisait que l’affaire serait transmise aux services compétents et devait rester secrète et à chaque fois, je devais leur certifier mon silence.

 

Un deuxième (pour le fun) :

 

Alex :

Quelques secondes plus tard, je me retrouvai deux étages plus bas. La grille s’ouvrit sur une grande salle où une pléthore d’ordinateurs futuristes prenait place sur des paillasses agencées de manière très fonctionnelle. Cela contrastait avec les ordinateurs et les locaux que je connaissais au BEI, où seuls quelques opérateurs, comme Isobel, étaient autorisés à utiliser ces machines. Dans un coin de la pièce, je pus distinguer un homme qui était concentré sur une machine étrange, peut-être un faisceau laser, mais rien n’était moins certain. Je ne comprenais pas ce que je faisais là. Comment une telle installation pouvait-elle se trouver dans cette petite rue ? Du coin de l’œil, j’aperçus un homme qui approchait doucement en me souriant, il m’observait sans retenue. Il portait un pantalon gris foncé, une chemise blanche surmontée d’un gilet marron foncé ornementé d’une chaînette laissait imaginer une montre à gousset. Il n’était visiblement pas armé. Mon mystérieux inconnu venait à ma rencontre. Je ne parvenais plus à rassembler mes idées ni à parler et je dévisageais cet homme qui approchait de moi sans mot dire.

— Vous pouvez ranger votre arme, lieutenant Bridger, personne ne peut entrer ici. Soyez le bienvenu.

Je repris quelque peu mes esprits en entendant la voix apaisante de mon hôte. J’étais partagé entre l’émerveillement et la colère.

— Qui êtes-vous ? C’est bien vous qui étiez sur les lieux du crime ? C’est vous qui avez fouillé ma chambre ?

— J’étais bien sur les lieux du crime, nous n’avons pas fouillé votre chambre. Je me présente, Jack Cooper, voici Nargesse qui vous a accueilli à la laverie, là-bas vous pouvez apercevoir Taïn. Amanda arrive avec le repas, si vous voulez bien sortir de l’ascenseur afin que je puisse lui renvoyer…

Je sortis doucement. Je rangeai mon arme, mais restai sur mes gardes. L’ascenseur repartit aussitôt.

Jack :

Les yeux du jeune lieutenant trahissaient sans peine son émerveillement et les questions qu’il voulait poser étaient trop nombreuses pour qu’une seule parvienne à être compréhensible. J’avoue que cela m’amusait assez. Cela faisait longtemps que je n’avais pas rencontré de personne que ma base impressionnait. Je m’étais renseigné sur ce jeune homme et j’espérais que ce qu’il découvrirait ne lui déplairait pas et ne l’effraierait pas. Ses questions aussi m’avaient amusé, il était en droit de se les poser, mais il essayait surtout de cacher son engouement et sa curiosité. J’aurais pu entrer en contact plus directement, mais je voulais le laisser découvrir par lui-même et éveiller sa curiosité, le laisser venir à moi doucement. Si sa chambre n’avait pas été mise sens dessus dessous, je n’aurais pas précipité notre rencontre.

L’ascenseur revenait avec Amanda et notre repas. Je savais qu’Amanda s’amusait tout autant que moi et qu’elle appréciait ce jeune homme et son esprit de déduction.

— Lieutenant, je suis heureuse de vous revoir. Tout le monde à table !

— Suivez-moi, lieutenant, ajoutais-je.

4eme de couverture Atramenta Coopération et Vérité

Le livre est disponible au format papier et ebook chez Atramenta.

Prix de vente papier : 8€ (+ frais de port : 2.99 en France)

Prix de vente ebook : 2.99€

Il est aussi disponible au format numérique (epub, pdf, mobipocket) sur plusieurs librairies numériques (liste non exhaustive) :