Coopération et vérité

Couverture officielle
Les vieux Veilleurs se retrouvent souvent à la ferme Cooper, assis devant l'âtre qui abrite une pierre de feu. Ils se racontent leur jeunesse, leur rencontre. Eleonora prend des notes et nous livre à travers ces quelques lignes la rencontre entre Alex et Jack qui donnent chacun leur point de vue.

Résumé

La nouvelle « Coopération et vérité » s’inscrit dans l’univers des « Mémoires d’un Veilleur ». Elle présente deux des personnages principaux de la première période du cycle.

4e de couverture

Un jeune profileur se voit confier une affaire pour le moins étrange. Un double meurtre improbable l’emmènera de Bruxelles à Londres où un mystérieux inconnu attisera sa curiosité avant de lui révéler la vérité sur les peuples qui vivent sur la Terre. Alex acceptera-t-il cette vérité ? Parviendront-ils à résoudre ce double meurtre ?


Extrait n°1
— C’est une tête d’obus avec un minuteur, datant de la Première Guerre mondiale. Elle est intacte, elle n’a pas explosé, le minuteur est enrayé. J’espère qu’elle est désamorcée. Je vais faire le nécessaire dès que nous serons sortis pour vous débarrasser de tout cela après la foire. Il nous faudrait aussi les noms de ceux qui vous ont vendu ces objets, si vous les avez…
— Je suis peut-être vieille et passée, mais ma mémoire est infaillible, jeune homme !
— Je ne voulais pas vous offenser Rosie, vous êtes loin d’être vieille et passée. Les Alfes ont une vie très longue même si leur vue n’est plus ce qu’elle était…
Rosie considéra Jack un long moment avant de répondre. Ce dernier lui souriait et soutenait son regard.
— Peu de personnes savent que je suis une Alfe, mon module ne fonctionne plus et ma fille ne m’a rien dit ! Cette affirmation n’était que rhétorique, Rosie savait parfaitement que son module fonctionnait, son regard ne trompait pas. Elle attendait une réponse de Jack, elle semblait attendre qu’il lui confirme quelque chose, même si je ne comprenais pas ce qu’elle attendait, rien ne m’avait échappé. Leurs regards respectifs étaient sans équivoque, ils jouaient.
— Votre module fonctionne très bien. Ce que je ne comprends pas est que vous en ayez besoin... Pourquoi le professeur a-t-il accédé à votre requête ?
— Je ne connais qu’une personne capable, d’après la légende, de voir à travers les filtres de perception : LE Veilleur attaché à cette planète.
— Pour vous servir, madame, dit-il en s’inclinant.
Malgré le jeu auquel il venait de se prêter, Jack semblait ému que cette femme l’eût reconnu. Il était donc une légende. Elle avait aussi employé le mot Veilleur, « LE Veilleur attaché », avait-elle dit. Qu’est-ce que cela signifiait ? Il y avait maintenant tant de respect dans les yeux de cette femme. De nouvelles questions, encore, qui ne trouveraient pas de réponse, pas tout de suite en tout cas.
— Ce n’est pas un simple meurtre pour que le Veilleur soit chargé de le résoudre.
— En effet… Vous pouvez désactiver votre module, vous ne craignez rien de nous.
Extrait n°2
Alex avait raison, nous devions protéger Mme Tyler. Une fois dehors, comme les rues étaient toujours bondées, nous nous isolâmes dans une ruelle non loin de l’hôtel. Catherine marchait derrière avec moi, laissant ma nouvelle recrue aux bons soins de Baptiste et Charlie.
— Tu avais raison, il est doué !
— Le terme est faible. Son père aurait dû le recruter depuis longtemps !
— Cette décision lui appartient, beau gosse ! Quant à ce jeune homme, il n’a pas l’air d’être déstabilisé par ce qu’il a découvert ici…
— Je pense que tout ce qu’il vient de découvrir lui plaît, cela a été comme une révélation pour lui. Il n’y a pas que ce village qui lui plaît… finis-je avec un petit regard malicieux.
— Je sais, je vais même tenter ma chance…
— Vas-y doucement, ma belle. Il a déjà eu beaucoup d’émotions…
Catherine me sourit, je savais qu’elle ferait fi de mes recommandations. J’avais rencontré cette jeune femme chez Charlie. Jobali, le père de Charlie, m’avait demandé de passer les voir parce que Charlie voulait travailler pour les Nations Unies. Catherine et Baptiste étaient présents. Baptiste vivait là, Jobali m’avait contacté quelques mois plus tôt pour aider le jeune homme. Il m’avait expliqué ses déboires et les mauvais traitements de ses parents. Gwenaële, la mère de Catherine était là aussi. Je savais qu’elle connaissait depuis longtemps Marc Bridger et que grâce à lui ces trois jeunes gens pourraient rejoindre les Nations Unies sans souci. Jobali voulait mon avis et surtout mon accord pour les laisser rejoindre l’équipe de Marc. Ce jour-là, Catherine m’embrassa sur la joue en m’appelant « beau gosse » sous le regard réprobateur de Gwenaële, la surprise passée, je l’appelais « ma belle ». Cela m’avait amusé et nous nous appelions par ces surnoms depuis ce jour…


Chroniques

Alyane Kermoal

Éditeur Atramenta, publication 03/2018

Disponible au format papier sur le site de l'éditeur https://www.atramenta.net/books/cooperation-et-verite/642 (ISBN : 978-952-340-159-4)

Disponible au format ebook dans la plupart de librairie numérique (epub, mobi, pdf) et sur le site de l'éditeur https://www.atramenta.net/ebooks/cooperation-et-verite/619 (ISBN : 978-952-340-162-4)

Disponible en lecture libre